info pour les parents

Publié le par silia

 
Tenus à la veille du week-end pascal lors d'une réunion à Paris, les propos de Nicolas Sarkozy affirmant que "les parents ne sont pas membres de la communauté éducative" ont déclenché, bien qu'avec un temps de retard, de vives réactions des organisations de parents d'élèves. Il s'agit d'"une attaque de plein fouet" contre le rôle des parents à l'école, venant "détruire quarante ans de travail" et risquant de déclencher une "guerre pédagogique", juge le président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). C'est une déclaration "surprenante" et qui "exige une clarification", estime pour sa part la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP).

 


 
 

Le candidat de l'UMP, qui s'exprimait vendredi 6 avril à la Mutualité, à Paris, lors de la rencontre "Femmes et égalité des chances", a consacré un passage de son discours à décrire "une école où les familles ont des devoirs, mais aussi des droits". "Pour autant, a-t-il dit, je n'accepte pas que les parents soient considérés comme des membres parmi d'autres de la communauté éducative. Les parents ne sont pas membres de la communauté éducative, ils sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Je ferai abroger par le Parlement cette disposition de la loi Jospin de 1989, qui a mis en oeuvre une vision tellement dogmatique et idéologique de l'école."

M. Sarkozy a ensuite énuméré ce que devraient être selon lui les droits des parents en matière scolaire, citant successivement le "droit de connaître les performances" de l'établissement et celles de leur enfant, le "droit d'être immédiatement informés" si celui-ci "décroche", le droit "d'être reçus par les enseignants et le chef d'établissement" quand ils le demandent et celui de retirer leur enfant "d'une école dont le niveau ne permet pas de lui garantir un avenir". "C'est pour cela, a-t-il conclu sur ce sujet, que je veux supprimer la carte scolaire parce que choisir l'école de ses enfants est à mes yeux une liberté fondamentale."

M. Sarkozy n'a pas fait allusion à la représentation des parents dans les diverses instances de l'éducation nationale : conseils d'école, conseils d'administration dans le second degré et instances consultatives à l'échelle académique et nationale. Consacrée par la loi d'orientation de Lionel Jospin en 1989, mais réaffirmée par la loi d'orientation sur l'avenir de l'école d'avril 2005, de François Fillon, la notion de "communauté éducative", associant les représentants des parents au fonctionnement de l'institution, est aujourd'hui largement acceptée dans l'éducation nationale. Elle est, aussi, difficilement dissociable de ces modalités de représentation.

 

"VISION RÉACTIONNAIRE"

 

Pour Faride Hamana, président de la FCPE, qui avait déjà été outré, une semaine auparavant, par la défection des candidats à une réunion de sa fédération consacrée à l'élection présidentielle, les déclarations de M. Sarkozy visent clairement à remettre en cause les modalités de représentation des parents. "C'est explosif, mais c'est cohérent. C'est une vision totalement libérale et réactionnaire, qui tourne le dos au dialogue. Même avec Gilles de Robien, nous avions réussi, sur ce thème, à avoir un décret qui convenait à tout le monde", a-t-il commenté en faisant allusion au décret du 28 juillet 2006 sur le rôle des parents d'élèves.

"Le droit d'aller voir ailleurs, qu'on nous propose, c'est un leurre, poursuit-il. Si tout est remis en cause, s'il n'y a pas de représentation des parents, il y aura des conflits ouverts, car l'institution génère forcément des tensions. Pour faire plaisir à des minorités agissantes, M. Sarkozy est en train de générer du chaos dans le pays."

Jean-François Le Helloco, vice-président de la PEEP, estime que si ces déclarations signifient que "chacun, enseignants et parents, a ses droits de son côté, ce n'est pas la bonne solution". "On ne peut pas considérer que la part des parents s'arrête à la porte de l'école, souligne-t-il. Si c'est ça, nous ne pouvons pas l'accepter."

Luc Cédelle
Article paru dans l'édition du 12.04.07. : Le Monde
donc on n'aura plus à s'en faire avec les parents qui n'auront qu 'à se taire ou changer d'école
en plus il a annoncé hier le retour des classements de la morale etc...
pour la morale on a toujours fait de l'éducation civique ,mais il ne doit pas faire faire les devoirs à son fils
pour le classement je trouve drôle d'être content d'avoir la première place dans une classe de nuls
et d'être désespéré d'être dernier dans une classe de têtes
je croyais que de faire progresser chaque enfant à son rythme et en fonction de ses possibilités c'était bien
dès ce matin je fais un classement dans ma classe et je redonne les livrets ah bah nan je ne note pas mes élèves tant pis je ferai ça au faciès

Publié dans humeur

Commenter cet article

Loïs de Murphy 30/04/2007 09:32

Quoi ????? Tu ne classes pas au faciès ? oqp supprimer ton blog de mes favoris...
Me suis régalée ce matin au petit dèj, j'ai fait la lecture de l'article  de Marianne n° 521 sur Sarkosy à un crétin UMPhile, il a failli recracher ses tartines et maintenant il est sous Smecta :o))

Zenana 30/04/2007 08:44

Ben comme ça les parents auront plus de temps pour "travailler plus et gagner plus" ! Y en a qui ferait bien de faire une analyse adn pour voir si la connerie c'est génétique ! Exit Tsar Cosy !!!

MiC 30/04/2007 08:25

cool : j'attends encore une semaine et je n'aurai pas à poser une demi-journée de RTT pour voir le prof principal de Fiston, qui ne travaille pas le samedi et dont les mardis et jeudis finissent à 17h00